jeudi 22 janvier 2009

Vents


Je me laisse dériver.

Les vents sont violents,

Ils s'affrontent violemment dans un bruit de fureur.

Et de ferveur.


Ils sont contraire

mais font partie d'un même père.


Ils se lèvent avec les mers d'alcools,

les pluies d'acides,

se reposent parfois.

Par les nuits apaisantes.


Ils bouleversent mon corps, transpercent mon cœur,

laissant s'échapper toutes mes envies, mes peurs, mes craintes.


Parfois j'aimerais le calme plat,

que mon corps ne se transforme pas en furie.

Violente tempête faisant trembler la carcasse qui m'héberge.


J'aimerais un peu de calme là dedans,

tenir à nouveau cette barque vers cet horizon radieux que l'on nous promet.

mercredi 14 janvier 2009

Marche


Je m'assois dans un coin, je regarde à gauche, à droite.

Et j'y vais!

J'enlève ma carapace.

J'attends, je veux voir ce que c'est.

Un froid glacial m'envahit. C'est que c'est dur d'être nu!


J'espère y voir plus clair, être plus libre,

devenir léger.

Parce que,

ça a un poids d'endosser une armure comme la mienne.

Et ce n'est pas toujours évident à porter.


Je me lève, et j'y vais.

Je marche.

La route est toujours aussi sinueuse.

J'ai peur de laisser mon blindage sur le côté.

Ce sont ces rencontres sur la longue route,

qui m'ont pousser à l'enlever.


J'ai froid, j'ai peur.

Je ne sais pas ce qui m'attend

maintenant que je n'ai plus de protection.

Si quelqu'un pouvait me tenir fort la main.

M'accompagner le temps d'une marche.


J'hésite, je me retourne.

Je ne l'aperçois plus.

Ayez, je suis seul et nu.


N'aie pas peur, au pire tu pourras t'en confectionner une autre.

Une carapace.


vendredi 2 janvier 2009

autoportrait


Quand je lui ai demandé un rêve,

le garçon m'a dit:


Un rêve c'est quelque chose de joli.

Un rêve, c'est quelque chose qui se réalise.




Quand je lui ai demandé une chanson,

la chanteuse m'a dit:


J'avais rêvé d'avoir un homme,

un vrai de vrai bien balancé,

mais je me suis chipé pour la pomme,

d'un avorton, complet'ment j'té.

Ce n'est pas un apollon mon jules,

il n'est pas taillé comme un hercule.

Malgré qu'il est bien des défauts,

c'est lui que j'ai dans la peau.


Refrain

Tel qu'il est, il me plait,

il me fait de l'effet,

et je l'aime.

C'est un vrai gringalet,

aussi laid qu'un basset,

mais je l'aime.

Il est bancal,

du côté cérébral

mais ça m'est bien égal,

qu'il ait l'air anormal

C'est complet, il est muet

ses quinquets sont en biais

C'est un fait que tel qu'il est,

il me plait.


Le travail pour lui c'est la chose

la plus sacrée, il y touche pas.

Pour tenir le coup il se dose,

de quintonine, à tous les r'pas,

Ce qui n'est pas marrant c'est qu'il ronfle,

on dirait un pneu qui se dégonfle.

Et quand il faut se bagarrer,

il est encore dégonflé.



Sans le vouloir, un petit garçon et une femme ont écrit un beau portrait de moi.

Merci, ce n'était pas évident.