vendredi 19 décembre 2008

poème

Hier une belle femme m'a abandonné un poème, jeté à moi, dans la rue, à même le trottoir.

Seul quatre mots encore se cognent, se bousculent et trébuchent dans ma tête.


J'étais ta femme

Tu es devenu mon âme

Toi mon homme

qui rôde tel un fantôme.


Non je ne suis pas sûr.

L'alcool, la mémoire, tout est devenu flou,

reste ce regard, cette bouche qui me dit:


Gentil homme

tu me donne ton âme

Tu es devenu fantôme

de cette mauvaise femme.


Non, tu n'as pu dire ça, tu n'as jamais été mauvaise, jusqu'au bout, tu as été bonne.


A toi est mon âme

pendant longtemps, tu as été mon homme

j'ai été ta femme

et aujourd'hui je deviens ton fantôme


Oui peut être. Peut être est-ce ceci que tu m'as dit.


Rarement j'ai eu droit à un poème.

C'est gentil d'avoir pensé à moi.

Restera ces quelques bribes, ses quatre petits mots.

Cela je m'en souviendrais. Sûr.



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